Abeilles en noir et blanc

Comment aider les abeilles et les pollinisateurs

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La santé des abeilles, des papillons et autres pollinisateurs fait face à plusieurs menaces importantes depuis plusieurs années. En Amérique du Nord, il est estimé que plus de la moitié des espèces d’abeilles indigènes sont en déclin, et qu’une espèce sur quatre est considérée comme menacée d’extinction. Au niveau mondial, 40% des insectes pollinisateurs, particulièrement les abeilles et les papillons, sont menacés. Quand on sait que pas moins de 60 à 90% des espèces végétales, 35% de l’alimentation humaine et 75% de la production mondiale dépendent directement du travail des insectes pollinisateurs, on comprend leur importance pour les écosystèmes et l’urgence d’agir!  Mais que pouvons-nous faire, chacun, au quotidien, pour aider?

Polliflora vous propose 6 actions simples pour sauver (réellement) les pollinisateurs. 

Psssst, avoir des ruches en ville n’en fait pas partie!

Action 1 – Mieux consommer

Pourquoi?  Parce que le recours à l’agriculture conventionnelle implique :

  • l’utilisation intensive de pesticides
  • le manque de diversité florale (monocultures)
  • la destruction de l’habitat des pollinisateurs sauvages

Comment? Encourager une agriculture bio et écologique représente le meilleur moyen pour nous, consommateurs, de préserver la santé des pollinisateurs et d’affirmer notre engagement pour l’environnement.

Pour aller plus loin – Vous pouvez privilégier les petits producteurs locaux, à travers les paniers bio (par exemple via Équiterre,  la CAPÉ ou Bio Locaux), qui soutiennent une agriculture biologique, coopérative et de proximité!

Action 2 – Planter des fleurs

Pourquoi? Les plantes mellifères (riches en pollen et nectar) constituent un apport calorique et protéique majeur pour les pollinisateurs. Leur présence est donc essentielle dans notre environnement urbain.

Comment? Tous les détails ici. Quelques astuces :

  • Favorisez des plantes vivaces, indigènes, et riches en nectar
  • Assurez-vous d’avoir des floraisons qui se chevauchent d’avril à octobre
  • Plantez par « massif » pour créer un habitat d’hibernation pour les pollinisateurs indigènes

Pour aller plus loin – Vous pouvez laisser pousser votre pelouse, la remplacer par du gazon sauvage, planter un maximum d’espèces indigènes ou encore récolter et échanger des semences mellifères.

Action 3 – Pas de pesticides

Pourquoi? Depuis leur apparition, en 1995, le taux de mortalité des abeilles est passé de 5% à 30%. Les néonicotinoïdes sont systémiques (présents dans TOUTES les parties des plantes) et on les retrouve donc dans les fleurs. Ils sont solubles et se diffusent dans nos cours d’eau. Et surtout, leurs effets sur l’humain n’ont pas été étudiés.

Comment?

  • Achetez des semences ou semis biologiques
  • Pas d’intrants chimiques dans le jardin
  • Lisez les étiquettes et posez des questions avant d’acheter.  Malgré l’interdiction des néonics à Montréal, certains sont encore en vente libre

Pour aller plus loin – En s’engageant avec l’AIPS (Alliance pour l’Interdiction des Pesticides Systémiques) et en signant la pétition lancée par Équiterre et la Fondation David Suzuki pour l’interdiction totale des néonicotinoïdes au Canada. On compte sur vous!

Action 4 – Protéger l’habitat

Pourquoi? L’urbanisation et l’agriculture intensive entraînent la fragmentation et la perte des habitats des pollinisateurs. On assiste ainsi à une diminution des ressources alimentaires et des sites de nidification, ce qui menace directement la biodiversité.

Comment?

  • Préserver les habitats existant, en laissant un bout de son terrain en friche
  • Créer de nouveaux habitats, en plantant arbres, arbustes, plantes mellifères et haies buissonnantes indigènes

Pour aller plus loin – En installant un hôtel à insectes qui fournit des abris et des espaces de nidation. Pour cela, choisir une diversité de matériaux non traités, prévoir des cavités de différentes dimensions et cloisonner l’hôtel par genre d’habitat. Espace pour la vie vous explique comment le faire en famille.  Une fois terminée, vous pouvez partager votre réalisation sur le groupe Hôtel à insectes, nichoirs et mangeoires à oiseaux!

Action 5 – De l’eau fraîche

Action 5 - De l'eau fraîche

Pourquoi? Tous les pollinisateurs ont besoin d’eau propre pour boire et se nettoyer. Une ruche consomme environ 25 L d’eau/an. Or en milieu urbain les abeilles, attirées par l’eau salée, finissent noyées dans les piscines.

Comment? En construisant un abreuvoir pour les pollinisateurs. Mes Ruches en a testé plusieurs. Voici les qualités les plus importantes :

  • Avec des flotteurs (roches, bouchons de liège, etc.), pour éviter que les insectes ne se noient.
  • Dépourvu de pesticides et de déjections.
  • Disponible toute la saison.

Pour aller plus loin – Les abeilles apprécient particulièrement l’eau salée et riche en oligo-éléments. Vous pouvez ajouter de l’argile et du sel de table à 0.5% (soit 5g par litre) à votre abreuvoir pour leur plus grand plaisir

Action 6 – En parler

Pourquoi? Sensibiliser les personnes autour de nous aide grandement à faire connaître les enjeux liés aux pollinisateurs ainsi que les actions qui peuvent être mises en place.

Comment?

  • En invitant vos amis, voisins, familles à découvrir les insectes pollinisateurs
  • En utilisant l’abeille à miel, qui fascine, comme ambassadrice de la biodiversité
  • En partageant vos connaissances dans vos réseaux sociaux
  • En assistant à un atelier chez Polliflora

Pour aller plus loin – Participer aux ateliers pour en apprendre davantage et devenir un ambassadeur de la biodiversité.  Alors, à qui allez-vous en parler aujourd’hui?

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Photos : Charles-Olivier Bourque et Manoushka Larouche

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